Chanson pour fêter Pâques dans la dignité grâce au Hard Rock Satanique

C’est pas pour dénoncer, mais c’est le « Week End de Pâques ».

C’est pas pour dénoncer, mais c’est le « Week End de Pâques ».

A la question : ” Tu fais quoi ce soir ?” Rares sont les individus qui, spontanément, vous répondent :
” Ce soir, je m’apitoie sur mon sort, je me suis prévu une bière pour pleurer dedans”.
Et pour cause : s’apitoyer sur son sort n’est socialement guère considéré, hormis dans certains cercles gothico-romantiques où il est de bon ton de se lire des extraits des Fleurs du Mal en s’envoyant des larmes de crocodile à la gueule dans le cadre de concours de mal de vivre généralement remportés par le plus pâle des participants, qui se voit remettre, à l’issue de la lacrymale compétition, l’intégrale des Sisters of Mercy pour la peine, c’est le cas de le dire, haha.

Bon, moi la moto, c’est moyen mon truc.
Mais si c’était mon truc, la moto, je traverserai les grandes étendues sauvages où l’homme se souvient qu’il est libre au son de « Free Bird », comme tout le monde.

Le cœur qui fait youpla, le ventre qui fait boing de là à là, et les jambes qui cotonnisent de concert.
Oui, l’amour, c’est épatant.
« Shout » fait partie de ces chansons qui vous persuadent que tout va bien, et que tout va aller encore mieux. « Shout » garantit également les retours d’affections, la conjuration du mauvais œil, et la séduction de l’être aimé en moins d’une semaine.
Les Isley Brothers, à l’époque, n’étaient pas très beaux (après non plus mais la coupe Afro arrangeait les choses). Seulement “Shout” C’était en 1959 et beaux ou pas, on s’en tape, si vous me pardonnez l’expression. Oui, ce morceau à 50 ans et une puissance de feu (cette voix !) qui, en Delerm (l’unité de mesure de la chanson française), équivaut à environ 19 766 252 (de tête).
Ca calme.
Bref, l’amour, c’est épatant.

Moi j’aime Louis Prima.
Parce que ma maman écoutait ça tous les dimanches matins. Et que c’était tout de même fort joyeux. Bien plus tard, j’ai compris que Louis Prima était un gros porc libidineux faisant trainer ses guêtres dans le crime organisé et ses mains dans les culottes de jeunes filles en fleur, ce qui me l’a immédiatement rendu sympathique. Voilà un homme qui suintait le vice dans la joie et l’allégresse et ça n’est pas donné à tout le monde.

Parce que les paroles.
Parce que le son
Et parce que les voix.