« Devenir Fan », d’accord, mais pourquoi ?

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Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le mot « fan » est tout même énormément employé, ces temps-ci. Et je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il est même tellement employé qu’on ne sait plus trop ce qu’il signifie.

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A vrai dire, soyons francs, celui qui propose une définition pertinente du mot « fan » à ce jour gagne un cadeau de type enviable parce que moi perso, je sais pas, et pourtant je l’emploie plus souvent qu’à mon tour, ce mot.

Démonstration :

Lorsque le Petit Robert, qui s’y connait en définitions old school, s’y colle, ça donne ça :

Fan :

n. – 1923, répandu après 1950;  mot angl. abrév. de fanatic. Anglic. Jeune admirateur, jeune admiratrice enthousiaste (d’une vedette de la chanson).

Ex:

« Un fan d’Elvis Presley ».

Et si je m’essaie à définir le mot « fan », ça donne ça.

Fan :

n. Mot fort pratique puisqu’il ne veut plus dire grand chose, englobant tout, et surtout n’importe quoi alors après on n’y comprend rien.

Ex :

« Devenir Fan » (Facebook).

« La cuisine au wok, je suis trop fan. » (une copine bio)

« Boys Noize ? Je suis un énoooorme fan, j’ai chopé leur album leaké sur Rapidshare avant la sortie, mortel. » (un jeune de type standard).

« Je suis fan d’urbanisme allemand. Tu connais Berlin ? C’est bouleversant. » (une amie urbaniste germanophile)

« Je suis un grand fan de Mozart devant l’éternel, j’ai la compile. » (un senior de type standard)

« La purée de carottes, je suis pas fan. » (moi)

« Je suis hyperfan de ma fille » (moi aussi).

La différence fondamentale entre les deux définitions ci-dessus n’aura pas échappé à ta légendaire sagacité, Ami Lecteur (une sagacité est bien souvent légendaire).

La première définition, certes caricaturale, a le mérite de la clarté, mais ne date pas d’hier.

La deuxième définition date d’aujourd’hui, certes, mais constitue un sacré foutoir : elle veut tout dire, donc ne dit à peu près rien et vous n’êtes pas plus avancés.

C’est normal.

Bien malin celui qui saurait définir un « fan » d’aujourd’hui.

Il est pourtant beaucoup question de « fans » en ce moment, dans les milieux musico-industriels. Et c’est bien légitime, puisque, pour résumer, on ne comprend que peu les dynamiques à l’oeuvre dans le changement de modèle de l’industrie de la musique, mais s’il y a un truc sur lequel à peu près tous les acteurs sont d’accord, c’est que les « fans » sont à l’épicentre du joyeux boxon (avec un b comme boxons) que constitue l’économie de la musique de maintenant.

C’est que, voyez-vous, les « fans », devenus prescripteurs via les médias sociaux blah blah blah, constitueraient la clé des nouveaux modèles d’émergence des artistes, tout ça tout ça, et auraient une furieuse tendance à définir, en l’acceptant ou non, ce qu’est et ce que sera « l’expérience partagée » entre un artiste et son public.

Personnellement, je suis assez complètement d’accord.

Je vous renvoie  d’ailleurs au bouleversant article « L’artiste online est-il obligé de coucher online pour réussir online ? », écrit avec l’active complicité de l’excellent Jeremie Abric, et qui explique ce genre de choses avec une confondante maestria, c’est rien de le dire.

« Confondante maestria », peut être, c’est facile de se la ramener, sauf que, comme tout le monde, nous utilisons le mot « fan » sans préciser ce que ça signifie, puisque, autant se répéter :

Bien malin celui qui saurait définir un « fan » aujourd’hui.

Mais qui es-tu donc « fan »,

toi qui décide de l’avenir du business musical en général

et de plein d’excellents groupes en particulier ?

FAN, TU N’ES PAS UNE GROUPIE

Il est important de discerner le fan de la groupie. Le fan désire aimer une Vedette Célèbre. La groupie aimerait se faire désirer par une Vedette Célèbre. L’état de « groupie » implique donc, à plus ou moins long terme, une relation fondée sur la pratique, osons le mot, de la sexualité. Qu’elle soit fantasmée (souvent) ou bien réelle (souvent aussi).

De même, si le fan n’a d’autre objectif que d’aimer, la groupie n’a d’autre objectif que le backstage, avec l’espoir imbécile d’en rapporter un bout de gloire au passage. Et c’est fort différent.

(Tiens, je m’aperçois que le mot « groupie » s’avère féminin, puisqu’on ne dit jamais « un groupie ». C’est étonnant, parce que des groupies mâles, ça existe, y’a pas de raison, bref…).

Notons que quelques groupies ayant « réussi » sont elles-mêmes devenues des Vedettes Célèbres. Citons cette sombre idiote de Nancy Spungen et cette mante religieuse de Courtney Love, deux bien belles starfuckers à la carrière peu glorieuse, mais passons, car Fan, tu n’es pas une groupie, et ça c’est un plus, mais ça ne fait guère avancer le sujet.

FAN, TU APPRECIE DES CHOSES

Là, on progresse : un « fan » « apprécie des choses ». Il est autorisé de pouffer.

Sauf que, depuis Facebook, un « fan », c’est pour l’essentiel un individu qui clique sur le fameux bouton :

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Devenir Fan (avec un drapeau orange)

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A titre d’exemple, l’auteur de ces lignes (moi, donc) est « fan » – dans l’acceptation facebookienne du terme –  de, tenez-vous bien, 146 « choses ». C’est énorme. Vous pouvez vérifier là : page Facebook de l’auteur de ces lignes (moi, donc).

L’admirable page Fan de ce site (dont je ne peux que vous conseiller de devenir fan en cliquant sur « Devenir Fan », c’est tellement simple : vous pouvez y aller (on va voir si l’autopromotion outrancière fonctionne, au passage), l’admirable page Fan de « Where Is My Song ? » donc, est elle-même « fan » de 35 « choses ». Et il y a fort a parier que ces 35 « choses » (dont d’épatants sites internet, des groupes, des objets, enfin tout quoi) vont s’avérer elles-mêmes « fans » de tout un tas d’autres trucs.

Conclusion :

dans l’acceptation Facebookienne du terme, le mot « fan » tend à signifier ce qu’il convient de nommer un

bien beau bordel pas très clair.

Pire :

dans l’acceptation Facebookienne du terme,

plus vous « devenez fan », et moins vous l’êtes.

Forcément : si je suis « admirateur enthousiaste » de 146 « choses », je passe mon temps à m’enthousiasmer sur tout et n’importe quoi, ce qui n’est évidemment pas le cas, puisque si c’était vrai, je ne serais pas en train d’écrire cet article, vu que je serais trop occupé à faire la chasse aux goodies pour fans, sur 146 sujets,  histoire de m’impliquer pour ressembler  à ça :

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Fan d'AC/DC (détail)

ou à ça, si j’étais fan de The Cure :

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Fan de The Cure, avec attributs capillaires.


ou encore à ça, si j’étais fan de Pete Doherty peu ressemblant :

Fan de Pete Doherty peu ressemblant.

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ou bien à ça, si j’étais fan de The Cure TRES enthousiaste :

Fan de The Cure en situation d'enthousiasme.

Ce n’est heureusement pas le cas.

FAN, TU AS BIEN CHANGE

Ha ça, tu n’es plus le même, Fan. C’est bien simple, on ne te reconnaît plus. Mais vraiment. On peut désormais te croiser sans savoir de quoi tu es « fan », sans savoir ce que tu « apprécies ».

Avant-hier, c’était très simple : un type chevelu mais pas trop, avec un pull pourri à col rond large, un t-shirt en dessous, un jean vaguement  déchiré et des Converse, c’était à coup sûr un fan de Nirvana. Un type avec un t-shirt sans manches AC/DC, des cheveux à la longueur approximativement importante, un tatouage AC /DC et qui faisait « Beuuuaaaarghhh » façon musique du Diable dès qu’on le prenait en photo, c’était un fan… oui, d’AC / DC.

Hier, ça allait encore : un type avec un slim et un chapeau, c’était un fan de Pete Doherty. Le même sans chapeau, c’était un fan des Strokes. Une fille avec une frange qui le saluait, c’était une fan des deux.

Pour résumer, vous étiez un « fan » monolithique. Vous étiez fan d’un ou deux trucs maximum. D’un ou deux artistes par exemple.

Aujourd’hui, vous en trouverez encore, des fans monolithiques. Ils sont importants. Très. Mais l’enjeu, ce sont ceux qui passent inaperçus. Croisez moi dans la rue, vous serez bien malin si vous devinez les 146 choses dont je suis « fan » dans l’acceptation Facebookienne du terme.

Je vous vois venir : « Oui mais bon, on joue sur les mots là. » Ha mais pas tant que ça. C’est que le glissement sémantique induit par l’emploi du mot « fan » à tout bout de champ en général, et dans le cadre de Facebook en particulier, a transformé le Fan en hyperbole de « l’individu qui aime bien un truc ». Or « bien aimer un truc », ça ne signifie pas en être « fan ».

Ou alors j’ai rien compris.

Bon, et il est où le problème ?

A priori, nulle part : la langage évolue, c’est formidable.

Voilà, voilà, voilà.

Oui mais

Oui mais les artistes, eux, comptent désormais sur leurs « fans », puisque les modèles émergents, ou même bien installés, placent, dans la musique comme ailleurs, le consommateur au centre de la relation produit / acheteur, via le – haaaaaaaa- « pouvoir de prescription ». Un « consommacteur », a le pouvoir de « prescrire ». Et ça les marques l’ont pigé depuis un moment. Il faut reconnaître qu’elles n’avaient guère le choix.

Et les artistes ? Ils ont pigé les artistes ? Oui, ils ont pigé,  ils ne sont pas débiles, merci pour eux. On leur rabat les oreilles avec ça, n’est-ce-pas. Seulement lorsqu’il s’agit de compter sur ses « fans », là, ça devient tout de suite plus compliqué.

Ha flûte, c’est ballot. Or, plus les médias sociaux prennent de la place (comprenez n’importe quel endroit du net où vous pouvez cliquer sur « Share »), plus le fan actif est important. Sauf qu’à partir du moment où le mot « fan » ne veut à peu près rien dire, il devient hardu à repérer, le fan actif.

Pire ?


D’accord.

Vous êtes artiste, et vos « fans » Facebook vous rabaissent – c’est pas de leur faute, hein – au rang de choses comme « Faire la sieste »,  » Fraises Tagada », « Vincent Delerm », et autres âneries … Oui, ça craint.

-

Auparavant, ce genre d’inconséquences étaient réservées aux Groupes Facebook, qui permettaient de se définir facilement en tant qu’être humain en adhérant au groupe « Pour la réconciliation des oeufs brouillés ». Mais voyez vous, Facebook a largement ouvert les « Pages Fans »‘  sans juger utile d’effectuer un classement thématique des pages dont ses utilisateurs sont « fans », bien que les catégories existassent (un bon imparfait du subjonctif, ça sert à rien, mais ça défoule).

C’est bête, hein. Et comme les pages Fans remplacent les Groupes (plus chic, plus d’interactions, plus viral, plus de possibilités en tous genre…), vous voilà coincé au milieu d’un tas de bidules plus ou moins crédibles.

Pas étonnant, en une journée type, un utilisateur Facebook moyen reçoit une bonne dizaine  de ce genre d’invitations :

« <ami que je sais plus qui c’est en fait> became a fan of  <un machin qui ne me serait pas venu à l’idée> on Facebook and suggested you become a fan too. »

C’est humain, il arrive, dans un moment d’égarement, d’accepter (puis d’oublier qu’on a accepté).

Allez, encore pire ?

Bon, d’accord.

Vous êtes artiste ? Vous avez une « page Fan » sur Facebook avec quelques milliers d’inscrits dessus ? Youpi. Mais combien vous connaissent ? Combien ont écouté votre musique ? Combien vous-ont vu en concert ? Plein j’espère, mais rien n’est moins sûr. Oui, c’est très flou et, Ami Artiste, tu ne sais plus trop à quoi t’en tenir. Tout ça parce que ces « fans » là sont protéiformes, d’où le paragraphe suivant, fort à propos, tadaaaaaa :

FAN, TU ES PROTEIFORME

Parfois, 3 schémas valent mieux que plein de mots (surtout lorsque les mots en question sont de type « protéiforme ») :

Schéma numéro 1 : Avant-hier

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Etre Fan avant-hier.

Légende :

- Fan : Equivalent musical du meilleur copain. Inamovible ou presque. Le plus mordu ferait à peu près n’importe quoi pour vous (acheter des disques, porter des coiffures improbables, des badges laids, refaire une cargaison de T-shirts XXL à chacun de vos concerts, investir dans des briquets à votre effigie, ce genre …). Les moins mordus feraient à peu près n’importe quoi pour vous (acheter des disques, porter des coiffures improbables, des badges laids, refaire une cargaison de T-shirts XXL à chacun de vos concerts, investir dans des briquets à votre effigie, ce genre …).

- Pas Fan : le Pas Fan n’est pas dangereux. Il peut même avoir acheté quelques uns de vos disques. Ou alors il ne vous aime pas, mais il ne peut pas le crier sur tous les toits 2.0, parce qu’ils n’existent pas encore. Ou alors il s’en fout royalement. Ne vous occupez pas plus de lui qu’il ne s’occupe de vous.

Schéma numéro 2 : Aujourd’hui

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Etre Fan aujourd'hui : ha oui quand même.

Légende :


- Fan Actif: Equivalent musical du meilleur copain. Inamovible ou presque. Le plus mordu ferait à peu près n’importe quoi pour vous (acheter des disques, porter des coiffures improbables, vous acheter des T-shirts XXL, ce genre …). Les autres feront tout pour vous aider, même sans le faire exprès. L’ensemble des Fans Actifs constituent ce qu’on appelle vulgairement un coeur de cible. Le Fan Actif va même pouvoir vous financer (à condition que l’intermédiaire joue le jeu, cf. la Terrible et Triste affaire Spidart, fort bien relatée par Wearemusik). Soyons clairs : le Fan Actif est TRES précieux. Le choyer est une bonne idée.

- Fan Sympa : Le Fan Sympa s’avère plein de bonne volonté. Néanmoins, comme il est sympa, il est Fan sympa d’autres artistes, ce qui lui pose de sérieux problèmes d’implication. Equivalent musical du bon copain pas forcement disponible pour votre déménagement parce qu’il a déjà promis d’aider un autre bon copain à repeindre son living. Le Fan Sympa peut devenir un Fan Actif à condition de lui démontrer que l’on est son meilleur copain, ce que l’on nomme vulgairement « communiquer avec lui ». Le Fan Sympa peut s’avérer précieux si son potentiel est exploité avec discernement.

- Fan de Type « J’aime bien » : attention, faux ami. Le Fan de Type « J’aime bien » peut s’avérer rassurant si l’on n’y prend garde. Méfiance : l’individu est versatile. Problème : il reste identifié comme « Fan » (au sens Facebookien du terme) alors même qu’il est passé à autre chose et se contrefout désormais de votre carrière. Peut passer à l’état de Fan Sympa à condition de lui expliquer qu’il est formidable, unique, et de lui faire des chouettes cadeaux. Ce que l’on nomme vulgairement  » construire une relation fondée sur l’expérience partagée ». Le Fan de Type « J’aime Bien » est vulgairement assimilé à un « prospect ».

- Fan Pas Fan : Fan à problèmes. Il est devenu fan sur un clic impulsif. Ou poussé par son entourage. Ou parce que ses proches sont fans. N’a jamais écouté votre musique. A même oublié qu’il était Fan. Le Fan Pas Fan n’est évidemment que peu fiable, vu qu’il se fout de votre existence. Difficulté majeure : le repérer. Astuce éventuelle : impulser une action test très simple et peu impliquante demandée à tous vos fans. Le Fan Pas Fan ne répondra JAMAIS. Inutile de dire que le Fan Pas Fan ne vaut rien, et peut même vous faire perdre du temps et de l’énergie. Une vraie saloperie, en somme.

- Pas Fan du Tout Mais alors Pas du Tout : là, on va pas se mentir, c’est mort. Non seulement vous ne l’intéressez pas, mais il se peut qu’il déteste votre travail et qu’il le fasse savoir. Peut néanmoins s’avérer utile s’il monte au créneau contre vous en cas de création de PIMDTP (« Polémique Inutile Montée De Toutes Pièces »), à condition de compter sur une solide armée de Fans Actifs pour lui montrer qui vous êtes (voir plus haut).

Schéma numéro 3 : Demain

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Allez voir chez Mediafuturist si j'y suis.

FAN, TU NE VEUX PLUS RIEN DIRE ? ALORS TAIS-TOI.

Ne le prend pas pour toi, Fan, rien de personnel mais un terme qui ne veut plus rien dire constitue désormais un enjeu majeur pour tous ceux qui font de la musique. Et si tu arrêtais de « Devenir Fan » de tout et surtout de n’importe quoi (sans le faire exprès, soit, mais tout de même) ?

Histoire qu’on y voit un peu plus clair.

Alternative : et si des gens comme Facebook se mettaient à qualifier au moins un petit peu le terme « fan » ? En ajoutant un petit truc signifiant « C’est pour de vrai, les amis »‘, à coté du calamiteux « Devenir Fan », façon Last.fm et son icône « Love » , au hasard … Au moins on saurait à quoi s’en tenir et il serait humainement possible de faire la différence entre « J’aime bien un truc mais en fait je m’en fous » et « Je soutiens un artiste » par exemple…

Y’aurait-il de quoi flipper ?

Non, pas vraiment. Puisqu’après tout, ce glissement sémantique (y »a pas d’autre mot) vous offre les moyens de prospecter (hou, beurk, vilain mot, Satan, beurk) afin d’élargir votre base de « Fans Actifs ». C’est pas la fête ça  ?

Reste qu’il n’est pas inutile de savoir à quoi s’en tenir, tout de même.


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(Hey, psssttt… pour devenir fan de ce site,
il vous suffit de cliquer sur « Devenir Fan »,
dans le widget Facebook
prévu à cet effet en haut à gauche de cette page.)

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9 Comments

  1. 01/12/2009 at 19 h 22 min | Permalink

    Rah encore un bon article.
    Aucune solution ce qui est quand même très dommage mais bon article.

    Tiens cela me donne une idée. Puisque nous avons tendance souvent à écrire sur le même sujet voire même à écrire des articles que l’autre aurait pu pondre. Tout en nous citant mutuellement puisque nous sommes la même personne.

    Je vais donc de ce pas écrire un article qui sera une sorte de suite. Je citerai celui-là bien sûr. Ta mission si tu l’acceptes: écrire un article qui serait la suite (ou le fils naturel ou le dérivé ou je ne sais quel autre mot décrivant l’idée que tu avais comprise dès le début).
    Et ensuite j’irai du mien et ainsi de suite.
    N’importe qui pourrait bien sûr se joindre.
    Point de départ: “Devenir Fan”, d’accord, mais pourquoi ?
    Allez zou.

  2. Olivier R.
    01/12/2009 at 19 h 39 min | Permalink

    Héhéhéhé… Vendu, ça va pas être simple de te suivre mais c’est rigolo, on va voir ce que ça donne ! Zou, donc.

    / à cette histoire de fans… Ben non, y’a pas vraiment de solutions, mais je ne suis pas sûr non plus qu’il y ait un réel problème. C’est juste que c’est super flou et que si tu compte vraiment sur tes « fans », mieux vaut t’assurer d’avoir bien compté … (et puis, bon, des solutions, j’en ai pas, voilà : je suis pas médiafuturist moi, hein, je pose des questions, après c’est les mediafuturists qui ont un avis tout ça).

    Mais c’est amusant parce que le papier est parti de la discussion qu’on a eue en comm’ à propos de ton article, durant laquelle on parlait beaucoup de « fans », pour souligner à quel point ils étaient importants, mais sans vraiment les définir en fait… comme si c’était une évidence (et ça devrait l’être), alors que plus vraiment…

  3. 02/12/2009 at 11 h 45 min | Permalink

    Fan de cet article ;)

    Je dirais même plus, si on reprend ta phrase: « Le fan désire aimer une Vedette Célèbre. La groupie aimerait se faire désirer par une Vedette Célèbre. « , je serais plutôt un(e) groupie de ton article ;)

  4. Olivier R.
    02/12/2009 at 11 h 50 min | Permalink

    C’est une proposition, Charly ? hahaha Merci, l’ami, c’est très gentil.

  5. biagini
    10/12/2009 at 22 h 14 min | Permalink

    Article bien pertinent.Ta musique est bien sympa.Comment comprendre cet article…
    Il faudrait trouver un autre mot…Le définir autrement pour boycotter cette société de consommation de merde,de superflu,(certes c’est un peu radicale, mais vrai)consommons,consommons de la merde…Alors regardons un peu les choses en face apprécions les choses a leurs juste valeur(pr chacun),soyons honnête avec nous même et les autres et arrêtons de suivre le troupeau.c’est pour cela qu’aujourd’hui les fans font tourné la monnaie ,inconsciemment ils régissent la musique d’aujourd’hui que l’on peu voir sur nos chaines télé(a part quelques exceptions). Ce mot n’a plus aucun sens.je ne sais pas si j’ai ete comprise …Continu a te faire plaisir ca nous fait plaisir .et sa c’est bon

  6. Caro
    14/12/2009 at 20 h 07 min | Permalink

    « Groupie » est un mot féminin parce que :
    -la groupie veut être désirée par le batteur/gratteux/chanteur/etc ou tous à la fois. Prend les mêmes et change-les en plombier/éboueur/homme de ménage, la groupie ne lèvera pas un cil vers eux.
    - le garçon veut être désiré par la batteuse/gratteuse/chanteuse etc. Prend les mêmes et change-les en plombière/coiffeuse/femme de ménage, il voudra tout autant être désiré par elles, s’il les trouve mignonnes. Point.
    La goupie est une grue, le/la fan est un(e) fan.

    Un grand bravo pour l’article et pour ton blog génial : toi et Valoche êtes dans mes favoris, je suis graaaave fan.

  7. Caro
    14/12/2009 at 20 h 08 min | Permalink

    Il fallait lire : la groupie est une gue, bien sûr.

  8. Olivier R.
    14/12/2009 at 23 h 48 min | Permalink

    @ Caro : hey, merci pour le compliment, c’est très gentil et ça fait un immense plaisir de lire ça ! (on va VRAIMENT finir par croire que Valery et moi ne sommes qu’une seule personne totalement schizo, by the way.)

    Forcément d’accord avec toi sur les groupies :). Les groupies mâles existent, c’est sûr, non ? Mais pourquoi diable ce mot est-il toujours utilisé au féminin ??? (moi j’étais presque (presque hein) groupie de Jennifer, la bassiste de L7, alors on aurait dit quoi ? « un groupie » ?, ben non, tsssss, alors qu’ j’ai bien connu une VRAIE groupie d’Evan Dando, hé ben on disait « une groupie », alors que moi, on disait « Olivier, t’es amoureux de Jennifer des L7 en secreeuhhh » enfin bref…)

    Il fallait lire la groupie est une fieffée coquine peu avisée, bien sûr …

  9. 20/04/2010 at 22 h 31 min | Permalink

    Et bien voilà, « devenir fan » devient officiellement « j’aime » sur Facebook : http://blogweb.ponthieu.eu/2010/04/19/facebook-become-a-fan-remplace-par-like/

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  1. [...] la logique jusqu’au bout. Cet article est la suite plus ou moins logique de cet excellent article “DEVENIR FAN”, D’ACCORD, MAIS POURQUOI ? qui lui-même découlait d’une autre discussion enfin bon [...]

  2. [...] la logique jusqu’au bout. Cet article est la suite plus ou moins logique de cet excellent article “DEVENIR FAN”, D’ACCORD, MAIS POURQUOI ? qui lui-même découlait d’une autre discussion enfin bon [...]

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