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Chanson pour donner son corps à la danse en état d’ébriété avancé
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Billy Idol : « Dancing With Myself »
Ca arrive aux meilleurs.
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Une soirée festive entre amis, en milieu à vocation clubbisante, la musique coule à flots, les alcools aussi, et là c’est le drame : le DJ / préposé à la programmation musicale propre à faire onduler les bodies envoie une purge irrésistible. La nuit est belle, vos quelques verres en trop vous trahissent et c’est l’appel du beat.
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Les neurones aux abonnés absents, vous tendez l’oreille.
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Un sourire envaporé éclaire votre visage goguenard d’imbécile tardif. Vous voilà propulsé sur la piste, tous membres dehors ou presque. Vous vous lancez dans une série de gesticulations dont le ridicule vous échappe.
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Qu’importe : vous venez de répondre aux sirènes du morceau indéfendable. On vous le rappellera avec malice le lendemain, car vous l’auriez oublié.
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Ce morceau indéfendable, qui vous fait, donc, donner votre corps à la danse en état d’ébriété avancé (d’où le titre), il n’est pas impossible que ce soit le « Dancing With Myself » de cet âne bâté de Billy Idol.
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Pour mémoire, ça donne ceci :
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Notez que, même parfaitement sobre, j’aime réellement ce morceau.
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Billy Idol, aussi stupide soit-il, est tout de même l’inventeur bien involontaire de l’electro punk rock en plastique, amusant sous-genre dont il fût l’ardent défenseur durant une poignée d’albums ignobles.
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La rigolote vidéo ci-dessus offre d’intéressantes images du jeune Billy (nous sommes en 1981) à peine sorti de son infâme Génération X, mais le son s’avère déplorable. Or un « Dancing With Myself » s’apprécie lorsque son écrin en polypropylène sonore brille de tous ses feux. Alors c’est pour moi, c’est cadeau, vous trouverez ci-dessous un version très audible de la chose (tirée de l’immanquable « Like, Omigod – The 80′s Pop Culture Box » de Rhino Records, pour les amateurs).
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Ecouter « Dancing With Myself »
Détail cocasse : ce morceau génère des comportements bien souvent hilarants : rictus Idolien (soulever le coin gauche de la lèvre supérieure), chorégraphie de type Power Ranger à bout de piles (bras tendus vers l’avant, les jambes tentent d’onduler en rythme), déhanchements de pelvis avec entrechoquage de genoux, ou même pour les plus imbibés, une lamentable danse de rock’n'roll classique en couple. Il y a de quoi faire.
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Et s’il fallait démontrer que « Dancing With Myself » constitue une impeccable machine à donner son corps à la danse en état d’ébriété avancé, voici la traduction intégrale des « paroles » ornant l’oeuvre :
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Sur le sol de Tokyo
Ou à londres pour se la donner
Avec la playlist
Avec mon reflet dans le miroir
Je danse avec moi-même
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Quand il n’y a personne en vue
Seul dans la foule de la nuit
Bon, j’ai attendu tellement longtemps
Pour ma vibration d’amour (hein ?)
Et je danse avec moi-même
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Oh Oh Danser avec moi-même
Oh Oh Danser avec moi-même
Quand il n’y a rien à perdre
Et qu’il n’y a rien à prouver
Je vais danser avec moi-même
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Oh Oh Oh
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Si je regarde partout dans le monde
Et il y a tous les genres de filles
Mais ton regard vide
Semble ne pas me calculer
Laisse moi danser avec moi-même
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Alors, hop, vidons un autre verre
Comme ça, ça va me donner le temps de penser (hein ?)
Si j’avais une chance
Je demanderais au monde de danser
Et je danserais avec moi-même
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Oh Oh Danser avec moi-même
Oh Oh Danser avec moi-même
Quand il n’y a rien à perdre
Et qu’il n’y a rien à prouver
Je vais danser avec moi-même
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Oh oh Oh Oh
Oh oh Oh Oh
Oh oh Oh Oh
Oh oh Oh OoooOOOOh
WoouuahHHH
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Si je regarde partout dans le monde
Et il y a tous les genres de filles
Mais ton regard vide
Semble ne pas me calculer
Laisse moi danser avec moi-même
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Alors, hop, vidons un autre verre
Comme ça, ça va me donner le temps de penser (hein ?)
Si j’avais une chance
Je demanderais au monde de danser
Et je danserais avec moi-même
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Oh oh Danser avec moi-même
Oh Oh Danser avec moi-même
Si j’avais une chance
Je demanderais au monde de danser
Si j’avais une chance
Je demanderais au monde de danser
Si j’avais une chance
Je demanderais au monde de danser
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Oh oh Oh Oh
Oh oh Oh Oh
Oh oh Oh Oh
Oh oh Oh Oh
Oh oh Oh Oh
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Choeurs :
Danser avec moi-même
Danser avec moi-même
Danser avec moi-même
Danser avec moi-même
(ad lib)
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Solo vocal :
Ohhh, c’est tout mouillé…
Et je transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
Transpire
WhaaaaaaahhWWW
Yeeeeeehaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.
WoooW
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(Je n’invente pas, il dit exactement à peu près ça, grammaire approximative comprise).
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Mais qu’est donc devenu Billy Idol ?
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Rien.
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Après avoir poussé le mauvais goût jusqu’à commettre une affreuse reprise de « L.A. Woman », rare morceau presque audible des atroces Doors, Billy se repose… comme doivent le faire, à coup sûr et après deux Doliprane 1000, tous ceux qui, une nuit de trop, ont donné leur corps à la danse sur le terrible « Dancing With Myself ».
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(spécial thanx to Miss Violaine S., pour la rehab. de la chose)
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