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Chic, cette semaine encore, la «Useless Playlist du Week end» de Where Is My Song invite une guest-star de qualité Premium !
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C’est peu dire que c’est un honneur et que c’est avec grand plaisir que je lui laisse une carte, plus blanche que ça, c’est pas possible. Et cette semaine, nous recevons, tadaaaa….
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Non, non, non, vous ne saurez pas qui est le très mysterieux invité mystère de la semaine avant d’avoir lu :
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Chanson pour arrêter la guerre, ou en gagner une vite fait bien fait … ou finir celle en cours en bourrant la gueule des cons d’en face.
par
un invité mystère
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J’écris mal sous la contrainte.
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C’est un fait.
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Un fait avéré.
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Dès qu’il y a des barrières ça me bloque.
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Du coup cette Useless Playlist me tétanise. Il faut trouver une chanson pour une occasion. Et écrire dessus. Double contrainte.
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Ce qui est drôle quand on cherche, c’est qu’on finit par trouver mais trouver n’importe quoi. Et en être content même. Un peu comme si à force de chercher sa grand mère collée au plafond on finissait par tomber sur son chien dans le lave vaisselle et qu’on se disait, tout sourire: “Ha bah te voila toi !”.
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Donc la chanson c’est “Here comes the war” de New Model Army. Je profite de cette tribune pour inaugurer le mois New Model Army.
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Voilà c’est comme ça. On m’invite et paf je m’incruste.
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“Here Comes The War” est une chanson qui n’est pas jeune mais pas si vieille puisqu’elle date de 1993. Elle figure sur l’album sobrement intitulé “The Love of Hopeless Causes” qui faisait suite au superbe “Impurity” et devait marquer le triomphe, l’avènement, l’accès au panthéon du rock des N.M.A.
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Mais peut-être que l’idéal de New Model Army c’est de jouer, tous les soirs, pour le plaisir de jouer et de donner de l’émotion. Pas de remplir des stades. Et puis peut-être aussi que cette pochette en rebuta plus d’un puisque c’était une époque où on achetait encore un album selon sa pochette.
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(ND Wims : je confirme, c’est pas pour cafter, mais elle est rudemment laide, cette pochette)
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Sur cet album à la pochette segmentante figure donc “Here comes the war”. Et oui je crois que ce titre est tout à fait adapté – que dis-je – , créé pour arrêter la guerre.
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Pas dans un esprit peace and love niaiseux et très 20ième siècle hein.
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Non.
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Arrêter la guerre en bourrant leur gueule bien rapide aux bâtards d’en face.
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Si le 17 juin 1815 , au lieu de se pochtroner au bistrot du coin, le maréchal Grouchy avait écouté “Here comes the war” avec ses grognards, inutile de vous dire que les prussiens l’auraient moins ramenés le lendemain. Remontés à bloc qu’ils auraient étés, tant ce morceau dégage une énergie guerrière, une envie de brailler, de gueuler, d’éructer et autre joyeusetés.
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Ils te les auraient débités à la main les Prussiens.
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Et la gare de Waterloo s’appellerait vraisemblablement “Grouchy Station”.
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Mais que voulez-vous, on écoutait plus la gigue que New Model Army à l’époque.
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Ecouter New Model Army : « Here Comes The War » (version studio).
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Here Comes the war, fait clairement référence à une guerre entre le nord et le sud, entre ceux qui ont et ceux qui n’ont rien. Et si le morceau évoque un “ put out the light on the age of reason ” qui se veut optimiste, le ton global est lui un brin pessimiste. D’ailleurs il se finit par un “Vous avez dit “donnez-nous la liberté ou donnez-nous la mort ” maintenant vous avez les deux, qu’est-ce que vous voulez de plus ?” qui niveau pessimisme se pose là.
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Alors un conseil, si vous vous retrouvez dans une guerre nord contre sud, quel que soit votre camp, ayez toujours sur vous “Here comes the war” pour bourrer leur gueule aux fumiers d’en face.
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Et espérez, espérez très fort que les fumiers d’en face n’ont pas une copie. Sinon ça va être une boucherie…
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Valery B.
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Mais qui es-tu donc, Valery B. ?
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A la lecture de travers du texte qui précède, sincère ET pince sans rire on aurait vite fait de cataloguer Valery B. rayon «punk belliqueux sans crête et sans pose, tiens prends donc cet Doc coquée dans la gueule.».
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Grave erreur : sous les dehors glacés de ce «V» sanguinaire (for Vendetta, hein) qui lui sert de signature, Valery B. dissimule, avec la grande maladresse de ceux qui ne peuvent masquer fort longtemps leur humanité, un coeur qui bat très fort pour tout ce qui touche de près où de loin à la musique, à ceux qui la font, à ceux qui l’aiment, et – je le soupçonne - à ceux qui ne l’aiment pas.
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Sur l’épatant B comme Boxons , son excellent site, Valery B. passe son temps à aider des gens. Pour de vrai. A découvrir de la musique. A s’en sortir en essayant d’en faire, ce genre. Ai-je précisé qu’il manage des groupes (comprennez « qu’il aide concrètement des groupes ») ? Oui, il fait ça, aussi. Et SANS les prendre pour des cons.
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On recommandera bien entendu à tout artiste ayant vécu dans une datcha ces dernières années la lecture de l’indispensable « guide pour les groupes indépendants et inconnus qui ne veulent pas le rester (inconnus pas groupes et indépendants)« , sorte de Nouveau Testament de l’indépendant doté d’un cerveau, écrit entièrement à la main par Valery B. et blindé de bons conseils pour y comprendre quelque chose lorsqu’on n’y comprend rien.
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Sur Twitter, Valery B, passe son temps à aider les gens, encore, en leur indiquant des liens indispensables, en relayant des infos capitales, tout ça tout ça. Et si vous ne le suivez pas déjà, c’est là : http://twitter.com/Valery__.
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Enfin, Valery B. est à l’origine du très beau projet Net Emergence http://www.net-emergence.org, auyant pour objet … d’aider des groupes, et que l’on pourrait résumer par un lapidaire «Unissons nous pour faire émerger un groupe par mois.», si l’initiative ne demandait pas autant d’abnégation de la part de son instigateur.
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« Abnégation ».
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Le mot est lâché. Ha le voilà bien, le punk belliqueux.
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C’est à dire que Valery B. constitue ce qu’il convient bien de nommer un «idéaliste passionné». Oui, il est autorisé de se méfier. Afin d’éviter toute méprise, on s’adjoindra la concours du Petit Robert, qui n’est pas le dernier quand il s’agit de mettre les points sur les «i» :
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Passion, n. f. :
«Vive inclinaison vers un objet que l’on poursuit, auquel on s’attache de toutes ses forces.»
Exemple : « Plus passionné que Valery B., je vois pas.»
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Idéalisme, n.m. :
«Attitude d’esprit ou forme de caractère qui pousse à faire une large place à l’idéal, au sentiment, pour améliorer l’homme.»
Exemple : « L’idéaliste est-il un imbécile ? Non. La preuve, Valery B. est idéaliste.»
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Mais au fait, j’y pense, Valery B. serait-il un saint ?
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Non.
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D’abord parce que je ne sais pas ce que ça veut dire, ensuite parce que faut pas déconner non plus, et enfin parce qu’il est beaucoup plus rigolo que le Saint standard et qu’il s’y connait en marketing.
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Mon Dieu, il en faut des mots, pour écrire une phrase simple :
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Valery B. est un être humain rare, c’est mon copain, heureusement qu’il existe, et c’est une rencontre, une vraie, comme il en arrive peu dans une vie.
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C’est dit.
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Soyez en sûr, sans les quelques Valery B. (qui signent d’un V. comme «vrai») qui nous entourent, «Here comes the War» ne serait pas seulement une excellente chanson mais une douloureuse réalité.
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Olivier
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One Comment
ça c’est parlé !! :-)
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[...] Le titre de la chronique? Chanson pour arrêter la guerre, ou en gagner une vite fait bien fait … ou finir celle en cours en… [...]
[...] du mois New Model Army, vous pouvez retrouver une bafouille sur Here comes the war sur le site Where is my song ? de l’excellent Olivier. Lui-même en interview ici. C’est vous [...]