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Net Emergence est un beau projet.
C’est pas faute de le répéter.
Seulement voilà, Net Emergence, c’est également, pour qui veut faire son boulot d » »émergeur » avec la ferveur du convaincu, un authentique crève coeur.
« Beau projet » mon cul. Pardonnez-moi l’expression.
Car « choisir, c’est renoncer » écrivait un sale con dont je ne me souviens plus de crainte de ne pas l’apprécier et de ne plus aimer cette citation fort simple mais tout de même assez vraie.
Or donc, Il a fallu choisir.
En quelques heures l’affaire est pliée : trois artistes épatants mais la balance penche pour Dorian Wood.
Discussions, questions, échanges, violences verbales.
L’affaire est repliée : Dorian Wood

Dorian Wood et son cabaret dark, hanté par les ombres de Tom Waits et de Nick Cave, pour situer. Dorian Wood, sorte d’équivalent masculin à l’intrigante Amanda Palmer. Dorian Wood et ses chansons sorties de nulle part, produites pour aller loin.
Dorian Wood qui ne ressemble à personne d’autre qu’à lui-même.
Dorian Wood va se faire émerger dans les grandes largeurs. Et c’est bien mérité.
Restent deux cas :
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1 – Le cas Box Story
Laetitia est jeune. Très. Laetitia est belge. Très.
Laetitia compose et chante des choses folk avec guitare acoustique intégrée. D’ordinaire, l’ennui pointe vite, pour ma part.
Là non.
Première écoute. Mmm. Cat Power, gnagnagna grmblmmmbllbof.
—–Et puis ce
Hard Way
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Etonnante chanson, toute en tension(s). Petit miracle.
Deuxième Ecoute : la voix, je n’avais pas remarqué cette voix. Pleine de ces intenses promesses qui font les grandes voix. PJ Harvey me vient à l’esprit.
Et puis ce « Hard Way », encore.
Miracle tout court. Comme si Warren Ellis s’était invité sans prévenir.
Box Story mérite de se faire émerger dans les grandes largeurs.
Faites que cette jeune fille continue. Faites qu’elle devienne ce qu’elle est. Un petit miracle.
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2 – Le cas Secte Phonetik
Du Hip Hop.
Du vrai hip hop. Malin, doté d’un cerveau. Loin des âneries d’usage. Un talent évident puisque ceux là font tout à la voix. Pas de machines. Des boucles live et une évidente disposition à lever un public entier à bout de voix.
J’aime la Secte Phonetik. C’est même la seule chose digne d’intérêt qui me soit arrivée aux oreilles avec Talib Kweli, ces dernières années, dans le genre… Ces gens là sont brillants. Ces gens là sont sympatiques. Ces gens là raflent tout mais galèrent encore. la faute à plein de trucs mais certainement pas à eux, tant l’énergie est là, toujours. L’enthousiasme qui fait plaisir à voir.
La foi.
La Secte Phonétik mérite de se faire émerger dans les grandes largeurs.
Faites que la Secte engrange les adeptes, encore. Faites que le hip hop ressemble à ça plus souvent.
Die, 50 cents, Die. Laisse place.
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Ce mois-ci, Dorian Wood se fait émerger.
Choisir c’est renoncer.
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Vous n’avez pas à choisir.
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Veinards.
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