
7 millions de membres.
4 millions de chansons.
16 langues.
Deezer : la radio génération Facebook / Twitter, intéractive, horizontale, participative, sur mesure, et légale, ce qui ne gâche rien.
Deezer ou la radio comme vous la revez, celle du plaisir immédiat : plaisir de l’écoute, de la découverte. Plaisir d’oreille quoi. Oui ça fait réver. Deezer marche aussi sur votre Iphone et garantit le retour de l’être aimé en moins de 2 semaines (à vérifier, tout de même)
Avec des accords à qui mieux mieux. Et vas-y que je signe avec la SACEM (si, c’est possible), avec les majors aussi. Parce que pour diffuser tranquille, mieux vaut être ami avec les deux.
Deezer c’est ça et c’est aussi la possibilité d’uploader ses propres MP3.
Quoi ?
Une web radio bien conçue, légale, gratuite, et ou tout le monde peut se faire connaître de tout le monde en diffusant sa musique ???
Le tout par genres, avec un player intégré intelligent qui vous confectionne des playlists sur mesure ???
Nooooon ?
Ben non.
Attention, Deezer, c’est du lourd. De la musique en streaming qui vous offre un catalogue de titres colossal. Et attendez vous à de la vidéo. Youtube a pointé le bout de son nez.
Dans l’open space où bosse l’équipe de Mystar.tv, devinez ce qu’il y a dans les casques?
Deezer.
Dans celui de l’agence de com’ de ma compagne, pareil.
En boucle.
Alors oui, Deezer est un modèle qui fonctionne, et qui peut même rapporter des sous.
A Deezer et aux artistes, puisque la SACEM est là.
Mieux, la chose s’avère plutôt agréable dès lors qu’il est question d’envoyer dans vos conduits auditifs des impulsions sonores correspondant à vos goûts. En ce moment même, j’écoute une smartradio Deezer créée en lançant une recherche sur Nine Inch Nails. Bon je ne vous cache pas que le résultat est un brin dark, mais je découvre des choses et peu de fautes de goûts dans la playlist qui est jouée (évidemment, si vous ne supportez pas Nine Inch Nails, c’est un mauvais exemple).
Il est où le problème, alors ?
Le problème, c’est que Deezer, le fooooormidable Deezer que tooooooouuuuut le monde écoute. Ce Deezer là, donc, ne permet pas aux artistes autoproduits de se faire connaître.
Ben non.
Vous pouvez uploader vos MP3 à vous. Et là on se dit que c’est bien parti. Sauf que non : la chose sert uniquement de « sauvegarde online » et vous êtes le seul à pouvoir y accéder. Pas la peine d’essayer de les partager.
Hum. Ca sert à quoi ? Je sais pas.
Alors bon, certains esprits chagrins y verront une bonne protection contre l’abominable diffusion illégale de contenu copyrighté. Oui, bon. J’y vois surtout une porte verrouillée : le medium change mais les acteurs clés restent les mêmes : média / SACEM / Distributeurs.
Et c’est reparti. Comment font les artistes pour émerger ?
Deezer pourrait être un formidable réservoir à talents : je vous laisse imaginer les possibilités pour un petit groupe electro efficace se réclamant de Nine Inch Nails, par exemple, hein, de se retrouver propulsé, après avoir été plébiscité par les internautes, dans les smartradios « Nine Inch Nails ». Oui, ça fout le vertige et c’est la porte ouverte.
Et si c’était le problème ?
Et si ces gentilles majors 2.0 ne signaient que si elles étaient sûres de s’affranchir de la concurrence des indépendants (comprenez groupes et artistes autonomes : « j’ai mon myspace et je vends sur Itunes »)
Oui, c’est embêtant. C’est juste une question mais c’est embêtant parce qu’en attendant, Deezer est fermé aux nouveaux artistes, les pas signés. Et ils sont de plus en plus nombreux.
M’est avis qu’on ne sait pas ce qu’on loupe sur ce fooooormidaaaaable Deezer.
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