Chanson pour traverser les grandes étendues sauvages où l’homme se souvient qu’il est libre au guidon d’une grosse cylindrée
Lynyrd Skynyrd : « Free bird ».
Bon, moi la moto, c’est moyen mon truc.
Mais si c’était mon truc, la moto, je traverserai les grandes étendues sauvages où l’homme se souvient qu’il est libre au son de « Free Bird », comme tout le monde.
Ecouter “Free Bird” et traverser les grandes étendues sauvages dans sa tête.
« Cause i’m free as a bird now, and this bird you can not change… », comme qui dirait. Le bidule, d’anthologie, fait ses 9 minutes 7 secondes et contient quelques instants de bravoure qui lui ouvrent les portes du club très fermé des morceaux inreprenables (on pense ici au solo : 4 minutes de pur génie guitaristique nécessitant au moins une main dotée de 7 doigts pour être reproduit). “Free Bird” commence comme une jolie ballade sudiste un peu chiante apte à faire chialer un Hell’s dans sa biere et puis… 4:39 : ça décolle pour ne jamais atterrir (comme certains membres du groupe, d’ailleurs, bêtement décédés dans un accident d’avion en 1977).
A partir de ce moment, la chose devient culte (donc détestée par certains et adulée par d’autres, dont votre serviteur) (et accessoirement un parfait morceau à air guitar, pour les amateurs). “Freebird”, c’est le morceau de rock sudiste ultime. (bon, je ne compte pas “Fortunate Son”, de Creedence, qui est le morceau de rock sudiste ultime aussi)
L’envolée finale (illustrée par le solo surhumain, donc) survoltée comme il faut, conviendrait parfaitement à un emplafonnage de platane (bien qu’il n’y ait guère de platanes dans les grandes étendues sauvages où l’homme se souvient qu’il est libre).
PS : en parlant de ça, Rob Zombie (qui ressemble beaucoup au batteur de Lynyrd Skynyrd, à propos), a utilisé avec un certain génie “Freebird” lors de la scène finale du culte ” The Devil’s Reject”. Résultat apocalyptique garanti.


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